Depuis plusieurs mois, la République démocratique du Congo fait face à une explosion de nouveaux sites web et de pages sur les réseaux sociaux. Cette croissance rapide pourrait sembler positive. Pourtant, elle s’accompagne d’un désordre numérique grandissant. Plusieurs plateformes diffusent des informations douteuses, voire complètement inventées, créant un climat confus qui s’apparente parfois à une véritable guerre de désinformation.
Cette situation survient alors même que le pays traverse une période délicate, notamment avec les tensions persistantes à l’est du territoire. Dans ce contexte, la circulation massive de fausses nouvelles amplifie la peur, nourrit les rumeurs et complique la compréhension des événements réels. Les autorités observent d’ailleurs que ces contenus, souvent anonymes, semblent parfois viser à semer l’instabilité ou à manipuler l’opinion publique.
Outre les sites web, une multitude de pages et de chaînes ont émergé sur Facebook, WhatsApp, TikTok, YouTube et d’autres plateformes. Elles publient des informations non vérifiées, des montages vidéo trompeurs ou des alertes inventées. Cette avalanche de contenus rend difficile pour les citoyens de distinguer le vrai du faux. Elle compromet également la capacité du public à prendre des décisions éclairées.
Face à cette dérive, des spécialistes en communication recommandent de s’appuyer sur des sources reconnues. Ils encouragent les citoyens à consulter des sites d’information identifiés et validés par les services compétents de l’État. Cette pratique permet non seulement de limiter la manipulation, mais aussi d’éviter de relayer involontairement des messages frauduleux.
Les autorités rappellent également l’importance de vérifier l’auteur d’un contenu, de comparer plusieurs sources et d’adopter une attitude critique. Dans un environnement numérique aussi volatile, la prudence devient une nécessité.
La RDC se retrouve ainsi confrontée à un défi essentiel : protéger l’espace numérique tout en préservant la liberté d’expression. Pour y parvenir, il faudra renforcer la sensibilisation, encourager l’éducation médiatique et promouvoir des plateformes fiables capables d’offrir une information responsable et transparente.




