Le président de la République Démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, hausse le ton face à la dégradation continue des services de télécommunications dans le pays. Lors de sa communication à la 74ᵉ réunion du Conseil des ministres tenue ce vendredi 9 janvier 2026 à Kinshasa, le chef de l’État a appelé à l’application de sanctions « sans faiblesse ni complaisance » à l’encontre des opérateurs télécoms jugés défaillants.
Cette prise de position intervient dans un contexte marqué par « plusieurs doléances » adressées à la présidence de la République, relatives à « sur les perturbations récurrentes affectant l’ensemble des réseaux et systèmes de télécommunication, notamment la téléphonie mobile et fixe, l’internet, la transmission des données, les services numériques, l’interconnexion des réseaux, ainsi que les réseaux de radiodiffusion numérique constatés ces derniers temps sur l’ensemble du territoire national », selon le compte rendu officiel du Conseil des ministres.
Des perturbations qui ne sont pas sans conséquences sur le quotidien des Congolais et sur le fonctionnement des secteurs stratégiques du pays. Le document gouvernemental souligne que « ces défaillances persistantes affectent gravement la vie quotidienne des citoyens, la continuité de l’action publique et le fonctionnement de l’économie nationale, en entraînant des ruptures de communication, des perturbations des transactions bancaires et commerciales, ainsi qu’une dégradation notable des services de radiodiffusion et de télévision numérique, au détriment de la confiance des usagers et des secteurs essentiels de la nation ».
Face à cette situation, Félix Tshisekedi a instruit le gouvernement à renforcer l’encadrement du secteur, en insistant sur « des prestations conformes aux normes, standards et obligations légales et réglementaires en vigueur, le renforcement des mécanismes de régulation, de contrôle et de monitoring permanent de la qualité des réseaux et des services, ainsi qu’une coordination effective entre les ministères sectoriels et les autorités de régulation ».
Le président de la République attend désormais des résultats concrets. « Un rapport circonstancié de l’exécution de ces instructions, précisant les constats techniques effectués, les mesures correctives imposées, les sanctions éventuellement appliquées ainsi que les actions structurelles envisagées pour garantir une amélioration durable, mesurable et vérifiable de l’ensemble des services de télécommunication en RDC, est attendu dans les 30 jours », précise le compte rendu du Conseil des ministres.
Jonas TSHIPADI




