Une trentaine de journalistes venus de Kinshasa et de plusieurs provinces, notamment du Kongo Central, du Bandundu et du Kasaï, ont pris part du 10 au 12 février 2026 à une session de formation consacrée à la vérification des faits (fact-checking) et la sécurité numérique. L’atelier s’est tenu à l’hôtel Bellevie, dans la commune de la Gombe, à Kinshasa.
Organisée par Reporters Sans Frontières (RSF), en collaboration avec Eleza Fact, cette formation de trois jours visait à outiller les professionnels des médias face à la montée de la désinformation et aux risques croissants liés au numérique.

Les participants ont bénéficié de modules pratiques animés par des spécialistes du domaine. Les échanges ont porté sur les techniques de vérification des informations, l’identification des contenus manipulés, les méthodes permettant de renforcer la rigueur dans le traitement de l’actualité, ainsi que la sécurité numérique dans toutes ses formes.
Dans un contexte où les fausses informations circulent rapidement sur les réseaux sociaux et les plateformes numériques, les formateurs ont insisté sur l’importance d’adopter des réflexes professionnels solides pour préserver la crédibilité des médias. « La vérification des faits n’est plus une option, mais une exigence », ont souligné les encadreurs, rappelant le rôle central des journalistes dans la consolidation d’un espace informationnel fiable.

La sécurité numérique devenue un enjeu majeur, notamment pour les journalistes engagés dans des enquêtes sensibles, protection des données personnelles et professionnelles, sécurisation des communications et prévention des cybermenaces ont figuré parmi les priorités abordées durant la session où les participants ont été outillés à se protéger face aux menaces numériques dans toutes ses formes.
À l’issue de ces trois jours d’échanges et d’apprentissage, les journalistes repartent avec des outils concrets pour mieux exercer leur métier dans un environnement informationnel de plus en plus complexe. Le renforcement des compétences en vérification des faits, combiné à une meilleure maîtrise des enjeux de sécurité numérique, devrait contribuer à l’amélioration de la qualité de l’information produite par les médias, tout en protégeant les professionnels face aux risques liés au numérique.
Jonas TSHIPADI




