Une dénonciation visant la gestion de l’Autorité de Régulation de la Sous-Traitance dans le Secteur Privé (ARSP) circule actuellement au sein de plusieurs hautes institutions du pays. Elle émane du Collectif des agents et cadres de cette structure, représenté par le Cabinet MK & Associés.
Dans un courrier daté du 25 mai 2026, ce collectif met en cause la gouvernance interne de l’ARSP. Les auteurs du document évoquent des faits présumés de mauvaise gestion ainsi que des soupçons de détournement de deniers publics.
Plusieurs points sont soulevés dans cette correspondance. Il est notamment question du non-paiement des loyers et des frais de fonctionnement des directions provinciales depuis août 2025. Le document mentionne également le non-versement des cotisations sociales à la CNSS, malgré des retenues effectuées sur les salaires des agents.
D’autres allégations concernent le non-reversement des impôts à la Direction générale des impôts pour un montant estimé à plus de 7 millions de dollars américains. Le collectif fait aussi état d’un encaissement anticipé de redevances auprès de certaines entreprises minières, ainsi que de l’existence présumée de comptes bancaires parallèles.
Le courrier évoque également la suppression et le paiement sélectif de certaines primes, des attributions jugées irrégulières de marchés publics, ainsi que des retraits d’espèces estimés à plus de 100 millions de dollars entre 2023 et juin 2025, selon les annexes du dossier.
Face à ces accusations, le collectif demande l’ouverture d’un audit indépendant afin de faire toute la lumière sur la gestion de l’institution et de déterminer les responsabilités éventuelles.
Pour l’instant, la direction générale de l’ARSP n’a pas encore réagi publiquement à ces allégations.
Cette affaire, si elle venait à être confirmée, pourrait relancer le débat sur la transparence dans la gestion des établissements publics en République démocratique du Congo.
Selon vous, une enquête indépendante est-elle la meilleure option pour clarifier cette situation ?
À suivre dans nos prochaines éditions.
Rédaction de Congonet 24



