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RDC : l’opposition annonce une marche le 8 juillet pour réclamer la démission de Félix Tshisekedi

L’opposition congolaise intensifie sa mobilisation contre le projet de modification de la Constitution. Réunie ce mardi 17 juin, la Coalition Article 64 (C-64) a annoncé l’organisation d’une marche d’envergure le 8 juillet prochain afin d’exiger « la démission » du président de la République, Félix Tshisekedi.

Cette décision intervient après une série d’actions menées ces dernières semaines, notamment une journée « ville morte » et un sit-in organisé le vendredi 12 juin à Kinshasa. Ces manifestations ont été marquées par des scènes de violences et de répression impliquant des éléments de la police, selon l’opposition.

Les leaders de la plateforme ont indiqué avoir évalué ces précédentes mobilisations avant de définir une nouvelle feuille de route. La marche prévue devrait culminer au Palais de la Nation, siège administratif du chef de l’État, avec pour objectif de faire pression sur le pouvoir en place.

Prenant la parole, Martin Fayulu, président du parti ÉCIDé et figure de proue de la coalition, a justifié cet appel à la mobilisation nationale : « Nous allons exiger la démission de Félix Tshisekedi parce qu’il a trahi son serment. Il veut donner l’Est du pays aux Rwandais pour balkaniser notre nation. En plus de cela, il s’est rebellé contre la Constitution qu’il a juré de respecter. Nous ne pouvons pas accepter cela ».

Au-delà de cette marche, la C-64 affirme sa volonté de poursuivre les actions pour obtenir le respect de la Constitution, alors qu’elle accuse le régime en place de vouloir la modifier. L’opposition est également revenue sur les événements du 12 juin, dénonçant des actes de violence et de « répression sanglante » contre ses militants. Elle accuse notamment des éléments de la police ainsi que des jeunes présentés comme proches de la Force du progrès, structure affiliée à l’UDPS, d’avoir pris part aux violences.

Jonas TSHIPADI

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