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RDC : Bukavu plongée dans une insécurité alarmante

Bukavu, capitale du Sud-Kivu en RDC, est en proie à une insécurité grandissante trois semaines après l’occupation de la région par le M23. Chaque nuit, des attaques meurtrières sont signalées, alimentées par des criminels armés et d’anciens détenus évadés. Face à l’inaction des autorités, la population recourt parfois à la justice populaire, aggravant le chaos. La société civile et les défenseurs des droits humains appellent à une intervention urgente pour restaurer l’ordre et protéger les habitants.

Bukavu, ville en proie à une montée inquiétante de la violence, vit sous la menace permanente des groupes armés et des criminels. Trois semaines après l’occupation de la région par le M23, appuyé par le Rwanda, l’insécurité s’intensifie, plongeant les habitants dans une peur constante.

Un climat de terreur qui s’installe

Depuis plusieurs semaines, Bukavu, capitale provinciale du Sud-Kivu, est le théâtre d’une recrudescence de la violence. Chaque nuit, des attaques meurtrières sont signalées, avec des bandits armés s’attaquant aux habitations et aux civils. Selon plusieurs témoins, des habitants excédés recourent à la justice populaire, entraînant des lynchages de présumés criminels en pleine rue.

« Il ne se passe plus une journée sans que l’on compte au moins une douzaine de morts. Cette situation est insoutenable », alerte Amos Bisimwa, militant du mouvement citoyen Observatoire des actions parlementaires et gouvernementales (OBAPG).

Les évadés des prisons en cause ?

L’origine de cette flambée de violence semble être liée à l’évasion massive de détenus des différentes prisons de Bukavu et des territoires environnants. Plus de 5 000 prisonniers se seraient ainsi retrouvés en liberté, profitant du chaos engendré par le conflit. Certains d’entre eux auraient mis la main sur des armes abandonnées par les Forces armées de la RDC (FARDC) en déroute.

« Ces criminels utilisent désormais ces armes pour semer la terreur parmi les habitants. Il est urgent que la justice reprenne son cours et que les forces de sécurité soient renforcées », insiste Amos Bisimwa. Il appelle également au retour immédiat des policiers formés au Nord-Kivu, afin de rétablir l’ordre public.

Une population abandonnée à elle-même

Face à cette insécurité croissante, la société civile et les défenseurs des droits humains tirent la sonnette d’alarme. Ils exhortent les autorités congolaises à agir rapidement pour stopper cette spirale de violence et garantir la sécurité des habitants. Pendant ce temps, les habitants de Bukavu vivent dans l’angoisse, redoutant chaque nuit de nouvelles attaques.

L’absence de réaction rapide des autorités risque d’aggraver une situation déjà critique. Le Sud-Kivu, épicentre de nombreux conflits armés ces dernières décennies, semble plus que jamais à la merci du chaos.

Henry Fiti

Journaliste et développeur congolais, fondateur de Congonet 24. Passionné par l’information et la technologie, je m’engage à offrir une actualité fiable et accessible.

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