À Kinshasa, la proposition de renommer le Stade Tata Raphaël suscite un vif débat dans le milieu sportif et culturel. Vidiye Tshimanga, figure engagée du domaine, a fermement exprimé son opposition à cette initiative, estimant que le nom historique du stade ne devrait pas être modifié.
Selon lui, le stade Tata Raphaël, rendu célèbre par l’« Rumble in the Jungle », occupe une place unique dans l’histoire sportive, sociale et politique du pays. « On ne prend pas une telle décision dans l’euphorie ou pour flatter un invité », a-t-il souligné. Pour Tshimanga, Ali et Foreman font partie intégrante de la mémoire collective, mais cela ne justifie pas, selon lui, de désacraliser le nom du stade.
Il critique également la manière dont l’idée a été présentée, la qualifiant de geste communicationnel imprudent. Selon lui, les initiateurs ne mesurent ni la valeur symbolique ni l’importance patrimoniale de ce site historique.
Pour honorer la mémoire des grands combats de boxe, Tshimanga propose des alternatives : ériger une statue d’Ali et Foreman à l’entrée du stade ou créer une salle de boxe nationale baptisée « Ring Ali-Foreman ». Selon lui, renommer le stade pour un effet de mode ou un coup de publicité serait une erreur.
Cette controverse soulève plusieurs questions sur la manière de préserver le patrimoine tout en rendant hommage aux légendes sportives. Selon vous, le Stade Tata Raphaël devrait-il conserver son nom historique ou adopter un nouveau nom pour célébrer Ali et Foreman ?
À suivre…
Henry Fiti




