Jacquemain Shabani réfute toute stigmatisation des Swahiliphones et appelle à la responsabilité
Le Vice-Premier Ministre Jacquemain Shabani a rencontré Mgr Donatien Nshole pour clarifier les accusations de stigmatisation des Swahiliphones soulevées par la CENCO. Il a réfuté toute politique discriminatoire, qualifiant les incidents signalés de cas isolés. Il a appelé à une communication responsable pour éviter d'exacerber les tensions et a souligné l'importance de la collaboration entre le gouvernement et l'Église pour préserver la cohésion nationale.

Face aux préoccupations soulevées par la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO) sur une prétendue marginalisation des Swahiliphones en République Démocratique du Congo, le Vice-Premier Ministre en charge de l’Intérieur, de la Sécurité et de la Décentralisation, Jacquemain Shabani Lukoo, a tenu à clarifier la situation. Lors d’une rencontre avec le Secrétaire Général de la CENCO, Mgr Donatien Nshole, il a apporté des précisions visant à dissiper toute confusion.
Un communiqué controversé au centre des échanges
Le 22 février dernier, la CENCO publiait un communiqué dénonçant des actes de discrimination présumés à l’égard des populations swahiliphones. Une déclaration qui a provoqué de vives réactions et suscité des interrogations au sein de l’opinion publique.
Lors de leur entretien, Mgr Nshole a tenu à détailler les motivations ayant conduit à cette prise de position, insistant sur la nécessité de préserver la cohésion sociale et d’alerter les autorités sur d’éventuels dérapages. Il a expliqué que l’objectif du message de la CENCO n’était pas d’accuser le gouvernement, mais plutôt de tirer la sonnette d’alarme face aux tensions perceptibles dans certaines régions du pays.
Un démenti catégorique du gouvernement
Jacquemain Shabani a, pour sa part, contesté l’idée d’une stigmatisation organisée des Swahiliphones. Il a qualifié les incidents rapportés de faits isolés, qui ne sauraient être interprétés comme une politique systématique d’exclusion ou de discrimination. Selon lui, ces événements, bien que regrettables, ne doivent pas être amplifiés au risque d’exacerber les divisions.
« Il n’existe aucune directive gouvernementale ou politique visant une quelconque communauté. Les incidents mentionnés sont des actes isolés qui ont déjà été pris en charge par les autorités compétentes », a-t-il affirmé.
Appel à la prudence et à la responsabilité
Le Vice-Premier Ministre a également insisté sur la nécessité pour les organisations influentes, telles que la CENCO, de faire preuve de discernement dans leur communication. Il a souligné que la diffusion d’informations non vérifiées pouvait avoir des conséquences néfastes, notamment en cette période où le pays traverse des défis sécuritaires majeurs.
« Nous devons éviter de tomber dans le piège de la désinformation et de l’exagération. Les forces négatives qui cherchent à déstabiliser la nation n’attendent que ce genre de polémique pour attiser les tensions. Il est crucial de collaborer en toute transparence avec les institutions compétentes avant de rendre publiques certaines allégations », a-t-il ajouté.
Un engagement mutuel pour la cohésion nationale
À l’issue de cette rencontre, Mgr Donatien Nshole a salué les clarifications apportées par le gouvernement et a réaffirmé l’engagement de la CENCO en faveur de la paix et de l’unité nationale. Il a souligné que l’Église catholique continuerait à jouer son rôle de médiatrice, en veillant à apaiser les tensions et à promouvoir le dialogue entre les différentes communautés du pays.

