Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi envisage de renforcer l’encadrement des réseaux sociaux. Il souhaite voir appliquer des sanctions contre les usages qu’il juge abusifs.
Selon les orientations communiquées, le Chef de l’État n’exclut pas l’adoption de mesures restrictives. Toutefois, il affirme vouloir préserver les libertés fondamentales. Il insiste sur un équilibre entre régulation et respect des droits.
Un mandat confié au gouvernement
Le président a instruit plusieurs membres du gouvernement d’agir dans leurs champs de compétence. Parmi eux figure le ministre de la Justice. Leur mission s’articule autour de trois axes.
D’abord, ils devront mieux encadrer l’utilisation des plateformes numériques. Ensuite, ils devront lutter contre la désinformation et les contenus considérés nuisibles. Enfin, ils devront proposer des mécanismes de régulation adaptés au contexte national.
Cette démarche s’inscrit dans un environnement numérique en pleine expansion. De plus en plus de Congolais utilisent les réseaux sociaux pour s’informer, débattre et entreprendre. Cependant, cette croissance rapide entraîne aussi des dérives, notamment la diffusion de fausses nouvelles et de messages incitant à la haine.
Un suivi serré annoncé
Pour assurer le contrôle de cette initiative, le Chef de l’État exige un rapport détaillé tous les quinze jours. Ce mécanisme vise à évaluer les actions posées et à ajuster les stratégies au besoin.
Le débat demeure sensible. D’un côté, plusieurs citoyens réclament un encadrement plus strict pour freiner les abus. De l’autre, des voix s’inquiètent d’éventuelles restrictions pouvant limiter la liberté d’expression.
Selon vous, comment concilier la lutte contre les abus en ligne et la protection des libertés individuelles en RDC?
La réflexion sur la gouvernance numérique se poursuit. À suivre.
La rédaction de Congonet 24




