La gestion des ordures à franchit une nouvelle étape. Jeudi, le directeur général ad intérim de la (REGEDEK), Djo Kande Tshiepela, a rencontré le procureur de la République près le , Isofa Nkanga Edmond.
Cette séance de travail visait à baliser le terrain avant le déploiement d’un contrôle systématique des opérations d’évacuation des déchets. La Ville prévoit lancer cette phase dès le 2 mars 2026 dans le quartier Cliniques, situé dans la commune de la Gombe. Ce secteur servira de zone pilote.
Encadrer et appliquer la loi
Au cœur des discussions, les deux parties ont clarifié les mécanismes de sanction. Elles ont aussi défini le rôle des magistrats appelés à accompagner la municipalité. L’objectif demeure clair : faire respecter la réglementation avec rigueur, tout en maintenant une approche respectueuse envers la population.
Selon les orientations communiquées, les autorités judiciaires souhaitent assurer une application ferme des textes en vigueur. Toutefois, elles insistent sur le respect strict des procédures légales. Ainsi, la justice entend soutenir la Ville sans excès ni dérapage.
Nouvelles obligations pour les citoyens
Le programme de contrôle prévoit plusieurs exigences concrètes. D’abord, les ménages devront trier leurs déchets à la source. Ensuite, ils devront utiliser des sacs-poubelle colorés, identifiés au logo officiel de la Ville.
Par ailleurs, chaque occupant devra signer un contrat d’enlèvement avec une PME ou une entreprise accréditée par la REGEDEK. Enfin, la réglementation impose la prise en charge des déchets jusqu’à dix mètres en façade de rue.
Ces mesures visent à responsabiliser les citoyens. Elles cherchent aussi à structurer un secteur longtemps marqué par l’informel et l’irrégularité.
Vers une discipline collective
Depuis plusieurs années, Kinshasa fait face à des défis récurrents liés à l’insalubrité. Les amas d’ordures nuisent à la santé publique. Ils dégradent également l’image de la capitale.
En conséquence, le gouvernement provincial mise sur une collaboration étroite entre l’administration urbaine et la justice. Cette coordination pourrait renforcer l’efficacité du programme de gestion intégrée des déchets. Elle pourrait surtout instaurer une discipline durable en matière d’assainissement.
Reste à voir comment la population accueillera ces nouvelles obligations.
👉 Selon vous, ces mesures permettront-elles réellement d’améliorer la propreté et le cadre de vie à Kinshasa?
Le déploiement du contrôle s’amorce. À suivre.
La rédaction de Congonet 24




