Le département d’État américain a annoncé ce lundi 18 mai 2026 le déploiement d’un plan d’urgence destiné à appuyer la lutte contre l’épidémie d’Ebola qui sévit actuellement en République Démocratique du Congo et en Ouganda.
Selon les autorités américaines, ce mécanisme de riposte a été activé dans les 48 heures ayant suivi l’alerte sanitaire afin d’intensifier les efforts de contrôle de la maladie et de limiter sa propagation dans les zones touchées. Une enveloppe initiale de 13 millions de dollars américains a ainsi été mobilisée pour soutenir les interventions d’urgence sur le terrain.
Washington précise également vouloir s’appuyer sur les financements déjà accordés aux fonds humanitaires coordonnés par les Nations Unies, notamment à travers le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA), pour accélérer le déploiement d’une assistance supplémentaire en RDC et en Ouganda.
Les autorités américaines estiment que cette collaboration avec le système onusien permettra de renforcer la surveillance épidémiologique, la prise en charge des patients ainsi que les actions de prévention dans les zones affectées par l’épidémie. Le Département d’État a en outre insisté sur le rôle des États-Unis dans la lutte contre les crises sanitaires mondiales, particulièrement les épidémies à caractère transfrontalier comme Ebola.
De son côté, l’Union africaine a exprimé ses préoccupations face aux risques d’extension régionale de l’épidémie. Dans un communiqué publié lundi 18 mai, l’organisation panafricaine a salué la réaction des autorités congolaises et ougandaises ainsi que l’engagement des équipes médicales mobilisées sur le terrain.
Le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, a également félicité les pays voisins, notamment le Soudan du Sud, pour les mesures préventives mises en œuvre afin de contenir la maladie. L’Union africaine a enfin réaffirmé son soutien au CDC Afrique dans la coordination d’une réponse continentale, en collaboration avec les États membres, l’Organisation mondiale de la santé et les partenaires humanitaires.
Jonas TSHIPADI




