La République Démocratique du Congo poursuit sa stratégie de transformation locale de ses ressources naturelles en attirant de nouveaux partenaires étrangers. Ce mercredi 29 avril 2026, le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, a reçu à Kinshasa une délégation d’investisseurs polonais conduite par Dawid Kostempski. La rencontre s’est tenue en présence de la députée Marie-Claire Kengo, présidente du Réseau d’amitié et de coopération RDC–Pologne.
Au cœur des échanges : un projet industriel ambitieux visant l’implantation en RDC d’une unité de fabrication de machines destinées à l’exploitation et à la transformation des minerais. Cette initiative s’inscrit dans une logique de développement d’une chaîne de valeur locale, encore largement dominée par l’exportation brute.
Au-delà de l’investissement industriel, le projet prévoit également un important volet de formation technique. L’objectif est de favoriser le transfert de compétences au profit des ingénieurs et techniciens congolais, afin de renforcer durablement les capacités nationales dans un secteur clé de l’économie.
Selon les membres de la délégation, cette démarche répond à une volonté de bâtir un partenariat structurant, capable de soutenir l’industrialisation du pays tout en valorisant ses vastes ressources minières.
De son côté, Louis Watum Kabamba a salué une initiative qu’il juge alignée avec les priorités gouvernementales, notamment en matière de création d’emplois et de transformation locale des matières premières. Il a également rappelé que cette orientation s’inscrit dans la vision portée par le président Félix Tshisekedi, mise en œuvre sous la coordination de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka.
Pour les autorités congolaises, ce type de partenariat constitue un levier essentiel pour réduire la dépendance à l’exportation des minerais à l’état brut. Dans un contexte de forte concurrence internationale autour des minerais stratégiques, le pays cherche désormais à attirer des investisseurs capables d’apporter à la fois des capitaux, des technologies et un savoir-faire industriel durable.
Jonas TSHIPADI




