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Constitution : débat relancé

Le débat sur l’avenir de la Constitution de la République démocratique du Congo refait surface dans l’arène politique. Plusieurs responsables publics ont récemment pris position, ce qui a rapidement suscité des réactions au sein des institutions.

Le Sénat se dissocie d’une déclaration

Le Sénat de la République démocratique du Congo a publié un communiqué pour clarifier sa position. Le document, signé par la rapporteure Néfertiti Ngudianza, précise que les propos attribués au deuxième vice-président Modeste Bahati Lukwebo au sujet d’un éventuel changement constitutionnel relèvent d’une opinion personnelle.

Ainsi, l’institution affirme que ces déclarations n’engagent pas la Chambre haute. Elle appelle également les élus et les acteurs politiques à faire preuve de retenue et de responsabilité dans leurs communications publiques. L’objectif demeure d’éviter toute confusion dans l’opinion et de préserver la stabilité des institutions.

Des réactions divergentes dans la classe politique

Augustin kabuya

Pendant ce temps, le président intérimaire de l’Union pour la démocratie et le progrès social, Augustin Kabuya, a affirmé devant les militants que la Constitution adoptée en 2006 pourrait être modifiée. Selon lui, ce texte a été élaboré dans un contexte particulier de sortie de conflit et ne correspondrait plus entièrement aux réalités actuelles du pays.

Dans la même intervention, il a dénoncé ce qu’il considère comme une campagne injuste visant l’évêque de Mbuji-Mayi, Emmanuel‑Bernard Kasanda. Il a également critiqué certaines attaques sur les réseaux sociaux, notamment la diffusion d’une photo montrant l’abbé Donatien Nshole aux côtés de l’ancienne première dame Olive Lembe Kabila.

De son côté, l’ancien président de l’Assemblée nationale Vital Kamerhe a rappelé une distinction juridique importante. Selon lui, la révision de la Constitution demeure possible dans le cadre légal, alors qu’un changement complet du texte fondamental ne respecterait pas les limites prévues par la loi.

Un débat sensible pour l’avenir institutionnel

Ces prises de position illustrent les divergences qui traversent actuellement la classe politique congolaise. Certains acteurs plaident pour une adaptation du cadre constitutionnel. D’autres estiment plutôt que la priorité devrait être accordée à l’application rigoureuse des lois existantes.

Dans un contexte marqué par des défis sécuritaires et politiques, plusieurs observateurs appellent à la prudence afin de préserver la cohésion nationale et la stabilité des institutions.

Selon vous, la Constitution de 2006 doit-elle être révisée pour s’adapter aux réalités actuelles du pays, ou faut-il plutôt se concentrer sur son application?

Le débat reste ouvert et pourrait continuer d’animer la scène politique congolaise dans les prochaines semaines. À suivre.

La rédaction de Congonet 24

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